La Colombie-Britannique a lancé un nouveau service de soutien par messagerie texte conçu pour aider les gens de métier à composer avec la douleur chronique, en offrant un moyen simple d’accéder à des services de counselling, à des programmes de gestion de la douleur et à des ressources en santé mentale.

Appelé la Guide Line, le service est administré par Pain BC grâce à un financement provincial de 1,8 million de dollars. Les travailleurs des métiers peuvent communiquer avec du personnel formé en envoyant le mot « TRADES » au 1-833-261-PAIN. Le programme est gratuit, confidentiel et offert du lundi au jeudi, de 13 h à 20 h.

Ben Marsolais, membre du comité consultatif sur les métiers et la douleur de Pain BC, affirme que l’initiative vise à transformer des attitudes profondément ancrées dans le secteur. Il souligne que de nombreux travailleurs ont longtemps ressenti la pression d’endurer la douleur sans en parler, un état d’esprit qu’il qualifie de nuisible plutôt que résilient. Selon lui, la nouvelle campagne vise à mettre en évidence la nécessité d’un changement et à garantir que les travailleurs reçoivent un soutien concret.

La Guide Line offre du soutien non seulement aux gens de métier, mais aussi à leur famille et à leurs proches aidants. Elle donne accès à un soutien émotionnel, à des services de counselling abordables ou gratuits, à des programmes de gestion de la douleur et à de l’information sur des cliniques spécialisées. Le personnel peut également orienter les utilisateurs vers des ressources communautaires partout dans la province.

En plus des services liés à la douleur, le programme aide les personnes à trouver des soutiens en santé mentale, notamment des conseils pour gérer le stress, l’anxiété et la dépression. Il oriente aussi les utilisateurs vers des ressources en matière de consommation de substances et de dépendance, comme des outils de réduction des méfaits, des réseaux de soutien par les pairs et des services adaptés spécifiquement au secteur des métiers.

Le financement servira également à soutenir la création de groupes de mieux-être dirigés par des pairs et de ressources éducatives adaptées tant aux travailleurs qu’aux employeurs.

La directrice générale de Pain BC, Maria Hudspith, indique que l’initiative comble une lacune de longue date. Elle souligne que la nature physiquement exigeante des métiers entraîne souvent des taux plus élevés de douleur chronique, alors que les services de soutien spécialisés sont limités. La Guide Line vise, selon elle, à faire en sorte que les travailleurs n’aient plus à affronter ces défis seuls.

Les données du BC Coroners Service mettent en lumière les risques auxquels cette main-d’œuvre est confrontée. En 2025, la majorité des décès liés à des drogues toxiques concernait des personnes âgées de 30 à 59 ans, représentant 69 % des cas. Les hommes comptaient pour 77 % des décès, et les personnes travaillant dans les métiers, le transport ou l’opération d’équipement représentaient 21 % des cas. La British Columbia Construction Association indique que les hommes constituent 95 % de la main-d’œuvre des métiers dans la province.

La ministre de la Santé, Josie Osborne, affirme que le service vise à faciliter la recherche d’aide. En éliminant les obstacles et en offrant un point d’accès rapide et accessible, le programme a pour objectif de mettre les travailleurs en contact avec des soins plus tôt et de soutenir les efforts plus larges visant à renforcer les services en santé mentale et en consommation de substances.

Amna Shah, secrétaire parlementaire à la santé mentale et aux dépendances, ajoute que de nombreux travailleurs des métiers peuvent hésiter à demander de l’aide ou avoir de la difficulté à trouver des services adaptés à leur situation. Elle précise que la Guide Line est conçue pour offrir un accès rapide et confidentiel aux services lorsque les personnes se sentent prêtes à demander de l’aide.

Le gouvernement provincial décrit cette initiative comme faisant partie d’une stratégie plus large visant à élargir les services en santé mentale et en dépendance. Cela comprend des milliers de lits de traitement des dépendances financés par l’État — dont plus de 829 ont été ajoutés depuis 2017 — ainsi que des services comme la ligne d’accès au traitement par opioïdes, les centres jeunesse Foundry, les établissements de guérison des Premières Nations et des programmes de logement avec soutien.

Pour lire l’article complet, consultezle site Web du gouvernement de la Colombie-Britannique.