HALIFAX (N.-É.) : Vingt-deux Néo-Écossais sont décédés au travail ou des suites de leur travail en 2025, rappelant que le coût humain du travail non sécuritaire demeure bien réel et dévastateur.
Chacun de ces décès représente une famille, un milieu de travail et une communauté à jamais transformés. Ils soulignent pourquoi la prévention doit demeurer une responsabilité partagée à l’échelle du système.
« Chaque vie perdue est une tragédie dévastatrice pour les familles, les milieux de travail et les communautés, et j’offre mes plus sincères condoléances à celles et ceux qui sont en deuil », a déclaré le ministre du Travail, des Compétences et de l’Immigration, Nolan Young. « Ce ne sont pas de simples chiffres sur une page. Ce sont des parents, des partenaires, des amis et des collègues, et nous devons leur rendre hommage en tirant des leçons de chaque incident. Nous nous engageons à travailler avec les employeurs, les travailleurs, les leaders en santé et sécurité et nos partenaires afin de renforcer la prévention, d’appliquer les normes de sécurité et de faire mieux, pour que chaque personne qui se rend au travail en Nouvelle-Écosse puisse rentrer chez elle saine et sauve à la fin de la journée. »
La directrice générale de la Commission des accidents du travail (WCB), Karen Adams, affirme que personne ne devrait jamais perdre la vie à cause de son emploi.
« Chaque décès représente une personne qui aurait dû rentrer chez elle en toute sécurité, et chaque perte laisse des proches profondément marqués », a déclaré Mme Adams. « La prévention sauve des vies et la WCB demeure fermement engagée à contribuer à la création de milieux de travail plus sécuritaires en Nouvelle-Écosse afin d’éviter de telles tragédies. Nos pensées accompagnent les familles et les proches touchés par ces décès. »
Les décès attribuables à des maladies professionnelles ont augmenté par rapport à 2024. Quatre de ces décès étaient liés à des cancers devenus admissibles à une présomption d’indemnisation pour les pompiers en 2022, lorsque la couverture présumée est passée de six à 19 types de cancer.
À compter de cette année, la couverture présumée pour le cancer sera également étendue aux pompiers forestiers et aux enquêteurs en incendie, afin d’assurer un soutien accru aux travailleurs et à leurs familles.
En 2025, les 22 décès en milieu de travail comprenaient :
• 7 incidents traumatiques aigus – le même nombre qu’en 2024 ;
• 13 décès liés à des maladies professionnelles – comparativement à six en 2024 ;
• 2 décès liés à des problèmes de santé – en baisse par rapport à sept en 2024.
On distingue trois catégories de décès en milieu de travail en Nouvelle-Écosse :
• Aigu (incident soudain en milieu de travail, comme une chute, une collision ou une noyade) ;
• Maladie professionnelle (y compris des maladies liées au travail, comme le cancer du poumon) ;
• Lié à la santé (événement médical survenant au travail pouvant être lié ou non à l’emploi, comme une crise cardiaque ou un AVC).
Bien que le taux de blessures en Nouvelle-Écosse demeure à un creux historique de 1,21 pour 100 travailleurs couverts, aucun décès en milieu de travail n’est acceptable.
C’est pourquoi la WCB et le gouvernement de la Nouvelle-Écosse ont lancé Des milieux de travail plus sécuritaires ensemble, un plan d’action conjoint axé sur la prévention fondée sur les données, la responsabilité partagée et le ciblage des secteurs à plus haut risque.
Cette stratégie réunit le gouvernement, les employeurs, les travailleurs et les partenaires en santé et sécurité afin de prévenir les blessures avant qu’elles ne surviennent et de bâtir des milieux de travail plus sécuritaires partout en Nouvelle-Écosse — en travaillant comme une seule équipe pour éviter de futures tragédies et veiller à ce que chacun rentre chez soi sain et sauf à la fin de la journée.

